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  • 12 propositions

    Un nouveau contrat démocratique

    05 DÉCEMBRE 2011

    12 propositions qui se traduiront dès le 10 juin par un référendum consacré à la moralisation de la vie publique.

    "Cette moralisation de la vie publique qui traîne depuis trente ans, dont tout le monde parle depuis trente ans sans que jamais rien ne change, cette moralisation de la vie publique, je considère qu'il est vital, vital pour la France, de la conduire maintenant à son terme. Je considère qu'il s'agit d'un objectif de tout premier plan du mandat que les Français me confieront que de rendre honnête et insoupçonnable ce qui n'aurait jamais dû cesser d'être honnête et jamais prêter le flan aux soupçons.

    Je ferai une vie politique honnête et insoupçonnable parce que je serai un président libre, lié à aucun réseau, ne trimbalant aucune affaire lointaine et que j'aurai pour le faire le soutien des Français. Ayant réfléchi depuis des années à ce sujet, ayant rompu des lances, ayant combattu toutes les affaires dont j'ai eu connaissance, n'ayant jamais cédé à aucune intimidation, j'ai pris mes résolutions. 

    J'en suis arrivé à une certitude : le monde politique tel qu'il est dominé par les deux partis du monopole du pouvoir est incapable de se réformer lui-même. Or la réforme est vitale pour retrouver l'estime du peuple envers ses élus et ses dirigeants et pour que cessent les manipulations et les manoeuvres. Elle est nécessaire en particulier et surtout pour redresser la France et la sortir de la crise, car la condition du redressement, c'est la confiance retrouvée. Pour rétablir les principes de la République, les simples principes de l'éducation civique, il faut donc en passer par la seule autorité qui vaille, qui est l'autorité directe des Français. 

    Elu Président de la République le 6 mai, j'organiserai donc le 10 juin, jour du premier tour de l'élection législative et en même temps que celle-ci, un référendum de moralisation de la vie publique en France. Je soumettrai aux Français directement avec le gouvernement que j'aurai nommé une loi-cadre, conformément à l'article 11 de la Constitution de la République. Ainsi, en quatre semaines et un dimanche, nous règlerons et trancherons ces questions qui demeurent insolubles depuis des lustres et des décennies faute de volonté."

    Mes 12 propositions

    1/ Fixation des règles de composition d'un gouvernement resserré de moins de 20 ministres.

    2/ Cumul des mandats "interdit" pour les députés dès les législatives de juin, "limité" pour les sénateurs.

    3/ Délégation de vote supprimée et donc présence obligatoire des députés pour voter les lois; tous les votes seront publics.

    4/ Fixation des principes d'une nouvelle loi électorale et d'une nouvelle composition de l'Assemblée nationale: nombre des députés diminué d'un tiers, "de l'ordre de 400" au lieu de 577 aujourd'hui. Elus pour trois-quarts au scrutin majoritaire actuel et pour le quart restant à la proportionnelle. Réduction du nombre de sièges applicable au Sénat.

    5/ Reconnaissance du vote blanc à toutes les élections.

    6/ Obligation effective de parité hommes-femmes.

    7/ Suppression de "la myriade de micro-partis individuels ou de complaisance".

    8/ Définition du conflit d'intérêts pour les responsables politiques, pour les hauts fonctionnaires (obligation de déclaration publique des intérêts privés avant l'entrée dans la fonction et lors de toute modification, fixation des incompatibilités), création d'une Autorité de déontologie de la vie publique pouvant être saisie par les citoyens.

    9/ Interdiction du retour dans la vie publique des élus condamnés pour corruption.

    10/ Indépendance de la justice. Le ministre de la Justice aura un statut particulier. Sa nomination, proposée par le duo exécutif, devra être soumise à l'approbation d'une majorité qualifiée du Parlement, devant qui il sera individuellement responsable et par qui il pourra être censuré. C'est lui qui conduira au nom du gouvernement la politique pénale de la nation.

    11/ Indépendance des médias. Abrogation de la procédure "scandaleuse" qui fait de la nomination des présidents de l'audiovisuel public l'apanage personnel du chef de l'Etat.

    12/ Procédure nouvelle pour éviter les nominations de complaisance et les soumettre à une approbation du Parlement et non pas à la "pseudo-approbation" actuelle.

    Pour aller plus loin

    Revivez le 4e Forum de l'Agenda 2012-2020 de François Bayrou en cliquant ici.

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  • Jean Arthuis:Rassembler afin de faire des réformes difficiles

    Jean Arthuis a appelé au rassemblement de tous les centristes aux côtés de François Bayrou, sur le plateau des 4 vérités sur France 2, vendredi 24 février.

    Le sénateur de la Mayenne a rappelé à quel point il est urgent et nécessaire "de se rassembler afin de faire des réformes difficiles". "J’ai la conviction que la présidentielle sera le catalyseur de ce rassemblement centriste" a-t-il affirmé en annonçant "qu’un certain nombre de sénateurs du Nouveau centre apporteront leur soutien à François Bayrou". 

    Jean Arthuis est égalent revenu sur le récent sondage qui mettait face à face François Bayrou et François Hollande, publié par Paris Match : "François Bayrou est préféré des Français par rapport à François Hollande", ce qui veut dire que François Bayrou remporterait le deuxième tour face à François Hollande.

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  • Les défenseurs des citoyens

    "Si les corps intermédiaires ne sont pas là, c'est l'arbitraire qui l'emporte ; si les citoyens ne sont pas organisés, ce sont les oligarques, un petit nombre qui détient à la fois le pouvoir économique et l'influence sur les milieux politiques qui décident dans l'ombre sans que personne n'en sache rien", a affirmé le candidat à la présidence de la République dans une déclaration. "Par exemple, l'affaire Veolia qui visait à la prise de contrôle d'une grande entreprise avec l'aide de l'État (par Jean-Louis Borloo) ne serait jamais sortie s'il n'y avait pas eu la presse pour la faire éclater avant qu'elle ne se réalise", a-t-il ajouté.

    Selon le candidat à la présidence de la République, "l'attaque brutale qui a été lancée par Nicolas Sarkozy contre les 'corps intermédiaires' est une des plus graves atteintes que l'on puisse porter à notre conception de la démocratie et de la République". "Les syndicats, les organisations professionnelles, les associations, la presse, tous ceux-là sont les défenseurs des citoyens en face de pouvoirs qui se voudraient tout puissants", a-t-il souligné.

    "Les corps intermédiaires, quand ils marchent bien, ce sont les défenseurs des petits contre les gros, particulièrement contre les détenteurs du pouvoir politique qui voudraient être absolus", a-t-il fait valoir. Selon le député des Pyrénées-Atlantiques, "c'est d'ailleurs un immense débat historique : Montesquieu d'un côté et tous ceux qui veulent la séparation des pouvoirs et de l'autre, les Jacobins de tous les temps, les Jacobins de droite et de gauche, qui veulent une société aux ordres du pouvoir et des citoyens désorganisés pour imposer la volonté des puissants".

  • Un autre choix

    19 FÉVRIER 2012

    François Bayrou était l'invité du "12-13 Dimanche", sur France 3, dimanche 19 février.

    Alors que le journaliste l'interrogeait sur le slogan de la campagne de Nicolas Sarkozy, le candidat à la présidence de la République a estimé que "ce n'est pas une 'France forte' que nous avons sous les yeux". "La France depuis dix ans, et même avant, s'est affaiblie continuellement. La situation du pays est encore pire que ce que les analystes avaient pu dire. Choisir pour slogan 'la France forte' quand on l'a menée là où elle est, c'est d'une certaine manière dire le contraire de la réalité", a-t-il jugé.

    "Le changement, ça voudrait dire qu'on échapperait enfin à la main mise alternée et conjointe du PS et de l'UMP sur le pouvoir en France. Ils ont les mêmes habitudes et le même idéal : avoir tout entre leurs mains. Imaginer que le PS pourrait avoir tous les pouvoirs dans la société française – la majorité des communes, des intercommunalités, des conseils généraux, des régions, la majorité au Sénat, à l'Assemblée nationale, le gouvernement et la présidence de la République – ce serait un cauchemar. Un cauchemar pour beaucoup de gens et un cauchemar fondé, car les pratiques du PS sont aussi lourdes et aussi graves que celles de l'UMP. Il n'y a pas de volonté de changer le modèle de la France chez François Hollande", a analysé le député des Pyrénées-Atlantiques. 

    "Soyons simples : si je me présente à cette élection, c'est parce que je sais qu'il n'y a aucun moyen de sortir le pays de cet enlisement avec les mêmes hommes, les mêmes partis et les mêmes pratiques. Il n'est qu'une solution possible pour les millions de Français qui veulent une nouvelle vision de l'avenir : c'est le choix que je propose", a-t-il affirmé avec conviction.

    "Face aux déficits, je suis le seul à défendre une baisse des dépenses publiques"

    "Que le salaire des chefs d'entreprises du CAC 40 soit scandaleux, choquant, une provocation pour la plupart des Français, c'est une évidence. Mais ne nous laissons pas prendre par les apparences, ne laissons pas l'arbre cacher la forêt : si la France est dans cette situation, c'est parce que l'emploi s'en va, qu'il s'effondre dans notre pays. Si nous ne reconquérons pas la production, il n'y a aura plus de salaires, plus de retraites, plus de sécurité sociale", a alerté le député des Pyrénées-Atlantiques. 

    "Une fois qu'on a dit ça, il y a des attitudes inciviques. Les salaires des grands patrons dépassent la bienséance et la suppression des stocks-options est à ce titre une bonne chose. Idéalement, il faudrait aussi augmenter le SMIC. Mais la situation de notre pays est telle, nous sommes tellement en chute, que nous ne pouvons pas augmenter les salaires. Nous avons laissé partir la production, il y a là un problème de stratégie nationale", a poursuivi François Bayrou. 

    Le candidat a également rappelé que seul son équipe et lui défendent "une baisse des dépenses publiques, qui sont 20% supérieures à nos voisins européens". "Nous supprimerons les déficits, si pendant les deux années qui viennent nous ne dépensons pas plus que cette année. Il faudra réorganiser un certain nombre de dépenses, notamment sociales. Je défends une réforme des retraites, pour adopter un système par points, qui sera équilibrée à horizon huit ans et même définitivement équilibrée. Elle sera plus souple pour les citoyens, qui pourront choisir le moment de leur départ à la retraite, et elle prendra en charge la pénibilité", a-t-il proposé.

    Hausse de la TVA: "Une mesure publicitaire et mal inspirée"

    "Je voterai contre l'augmentation de 1,6 points de la TVA. Elle ne marchera pas. C'est une mauvaise orientation car elle ne changera rien au coût du travail en France. C'est une mesure de présentation publicitaire, qui va avoir beaucoup d'inconvénients et pas l'avantage qu'on indique", a annoncé le candidat à la présidence de la République. 

    "Le coût du travail dans un produit industriel, c'est de l'ordre de 20 à 30%. Si vous faites baisser de 2% le coût du travail, vous arrivez à des dixièmes de points de baisse. Cette réforme est donc mal inspirée. De surcroît, il est absurde d'avoir été au pouvoir pendant dix ans et de venir, les deux derniers mois, dire 'J'ai trouvé une idée géniale' qui est le contraire de ce que vous aviez dit auparavant", a-t-il pointé.

    Pour revoir l'émission en intégralité, cliquez ici

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  • Bayrou au Parisien

    17 FÉVRIER 2012

    François Bayrou a répondu aux questions des lecteurs du Parisien, vendredi 17 février.

    Anne-Marie Robin – À entendre Nicolas Sarkozy, la France se serait mieux sortie de la crise que ses voisins. Qu’en pensez-vous ? 

    François Bayrou – C’est une blague ! En 2011, le déficit de commerce extérieur de la France a été de 70Mds€, alors que celui de la zone euro, c’est-à-dire y compris avec la Grèce, le Portugal ou l’Espagne s’élève à 7Mds€ ! Lorsqu’un pays s’appauvrit tous les mois, les emplois s’en vont. Soixante-dix milliards, c’est l’équivalent du salaire annuel, avec les charges, de plus de 2 millions de chômeurs à temps plein… Il ne faut pas chercher plus loin les raisons. On est le seul pays de la zone euro qui soit dans cette extrême difficulté. 

    Henry Eloi Jacob – Comment inciter les consommateurs à acheter français ? 

    FB – Il suffit de leur donner l’information, pas de les forcer. La survie de notre pays dépend de notre capacité à produire en France. Il y a dix ans Renault, dont l’État actionnaire, produisait 1,1 million de véhicules sur notre territoire. Volkswagen en produisait à peu près autant en Allemagne. Aujourd’hui le premier n’en produit plus que 400 000, alors que le second en produit 1 300 000. Il n’y a jamais eu de stratégie de production nationale en France. Il faut y remédier en soignant notre image de marque. Ce n’est pas dans le bas de gamme que nous allons gagner des marchés. 

    Cécile Masson – Vous voulez augmenter la TVA. Cela risque-t-il de freiner la consommation ? 

    FB – Il y a des années que je répète : attention, l’accumulation des déficits et de la dette nous conduit dans le mur… Aujourd’hui on y est ! Certains promettent de dépenser plus, d’embaucher… Je vous le dis : personne ne va créer 60 000 postes dans l’Éducation nationale, par exemple. Tout le monde sait que ce n’est pas vrai. Moi, je propose d’augmenter la TVA d’un point. Quand la hausse est très faible, elle est absorbée par les circuits de commercialisation. Je reconnais que ce n’est pas une mesure facile ni populaire. Mais un point d’augmentation de TVA, c’est le moins que l’on puisse faire. 

    Anne-Marie Robin – Trouvez-vous scandaleux d’imposer une formation professionnelle à des chômeurs, plutôt que de les indemniser froidement sans aucune perspective ? Je dissocie cette question de l’idée du président de la République de faire voter cela par un référendum. 

    FB – Je pense, comme vous, qu’il est tout à fait normal d’améliorer la formation des chômeurs. Mais vouloir en faire un référendum, cela veut dire : cibler les chômeurs. Il y a 1% ou 2% d’abus chez les chômeurs, mais il y en a plus dans le monde de la finance ou chez les politiques. Faire porter aux chômeurs la responsabilité, c’est dégueulasse. Parce que la responsabilité du chômage est chez ceux qui ont laissé grandir le chômage. 

    Cécile Masson – Je suis artisan. Je voudrais employer un senior au chômage pour un surcroît de travail. Peut-on penser à un contrat spécifique, par exemple, pour deux mois ?

    FB – C’est très simple, il faut voter Bayrou parce que dans mon programme, il y a l’idée que, par entreprise, on peut avoir un emploi sans charges pour un jeune ou pour un chômeur sur deux ans. Votre senior fera ses preuves, et je suis sûr que vous le garderez. 

    Christophe Dietrich – Les très riches arrivent à optimiser leur déclaration d’impôts, les très pauvres en sont exonérés. Résultat : l’effort collectif se résume à la classe moyenne. Comment rendre la fiscalité plus juste ?

    FB - J’augmenterai l’impôt pour ceux qui ont les revenus les plus élevés. Je porterai la tranche marginale à 45%, contre 41% aujourd’hui pour ceux qui déclarent plus de 80 000€ annuels par part. Et je créerai une tranche à 50% pour ceux qui gagnent plus de 250 000€ par part. Ceux qui peuvent plus doivent payer plus. 

    J’ai renoncé à me faire remplacer une dent parce que c’est trop cher et on me dit : "Si vous aviez la CMU, on vous le ferait." Trouvez-vous normal que ceux qui font le plus d’effort collectif aient le moins de droits ?

    FB - Non. Vous avez raison. Je suis frappé moi aussi par le mauvais remboursement des lunettes ou des soins dentaires. On a besoin de revoir une partie du financement de la Sécurité sociale. J’ai proposé une idée : une mutuelle universelle obligatoire, comme il en existe en Alsace et en Moselle. Cette mutuelle-là est équilibrée et offre des compléments de remboursement très importants. Étudions cette piste ! Les classes moyennes ne doivent pas avoir le sentiment de tout payer et de ne rien avoir comme avantage. 

    Ce n’est pas un sentiment, c’est une réalité.

    FB - C’est une réalité. 

    Sébastien Gaudin – Une nouvelle réforme des systèmes de retraite est-elle nécessaire ?

    FB - Je soutiens depuis dix ans l’idée d’un régime de retraite par points, plus souple : on saurait à tout moment quels sont les droits acquis, on pourrait partir à l’âge que l’on veut et on pourrait prendre en compte la pénibilité d’un certain nombre de métiers. L’avantage de ce régime est qu’il sera forcément équilibré. Il faudra une période de transition pour l’instaurer, mais elle ne devra pas excéder dix ans. C’est le seul moyen de résoudre la question de la retraite et de ses injustices. 

    Guillaume Blanc - On propose aux jeunes à bac +5 des postes de bac+3 payés comme des bac+2. Que proposez-vous pour y remédier ?

    FB - Qu’on leur dise la vérité au moment où ils s’engagent dans une formation, en leur fournissant les chiffres réels de ce qui les attend à la sortie. On évitera un certain nombre de gens qui vont faire des diplômes complexes qui en fait ne débouchent sur aucun emploi. Je suis même pour que l’on bâtisse une agence nationale de l’orientation qui dise aux gens ce qu’il en est. Parce que les jeunes ne connaissent pas les métiers. Certains rejettent les métiers manuels parce qu’ils ne leur donnent pas une image d’épanouissement. C’est la grande faiblesse de la France. Moi je veux que tout le monde ait droit à une culture générale. Mais il faut une scolarité adaptée pour ceux qui ne peuvent pas suivre. Je pense par ailleurs qu’il y a trop d’heures de cours. J’ai un petit-fils en seconde, il a 37 heures de cours par semaine. Si vous ajoutez les devoirs, c’est de l’esclavagisme ! On peut organiser autrement les études. 

    Seriez-vous favorable au retour de l’uniforme à l’école ?

    FB - Je n’ai jamais considéré que l’uniforme était une mauvaise chose. On ne peut pas l’imposer, naturellement, mais on peut le proposer. On n’aurait plus cette course aux marques de vêtements qui est à pleurer quand on connaît les conditions économiques d’un certain nombre de familles. 

    Anne-Marie Robin - Faut-il régulariser les sans-papiers ? 

    FB - Il y a quelques jours, un monsieur m’a dit "Je suis là depuis vingt-cinq ans, je suis chef de chantier, j’ai une famille et je n’ai pas de papiers". Est-ce que c’est une politique qui rend service à la société de maintenir cet homme au dehors, dans cette forme de clandestinité ? Sous condition de travail, d’insertion, de logement, de langue, je suis favorable à la régularisation. 

    Guillaume Blanc - Certains jeunes vivent très tard chez leurs parents. D’autres travailleurs ont un logement précaire ou dorment dans leur voiture. Que proposez-vous ?

    FB - Je veux mettre en place une mutuelle obligatoire qui garantira contre les risques d’impayés et supprimera les cautions. Les locataires s’assureront entre eux et ça ne coûtera pas un euro à l’Etat. Les idées les meilleures sont celles qui résolvent une question et qui ne coûtent pas. 

    Christophe Dietrich - Tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains des mêmes. Que proposez-vous pour voir émerger de nouvelles idées politiques ?

    FB - L’idée qu’on pourrait continuer avec le parti actuel au pouvoir et les mêmes hommes, ou bien que le PS pourrait avoir tous les pouvoirs, franchement, ça donne envie de se faire naturaliser australien ! La sarkohollandisation du débat politique, il va falloir qu’elle recule. Quand j’allume ma radio le matin, j’entends Nicolas Sarkozy et François Hollande qui répond. Ils représentent à peine la moitié des électeurs, et les autres, comment on les entend ? Je vous avertis : les Français ne se laisseront pas confisquer cette élection. Il faudra changer les hommes et les pratiques. Je suis favorable à une part de proportionnelle conséquente à l’Assemblée, tout en maintenant la certitude qu’il y ait une majorité. Je suis pour que les députés n’exercent qu’un seul mandat. 

    Guillaume Blanc - Admettons que vous ne soyez pas présent au second tour…

    FB - Je n’admets pas cette hypothèse ! Si vous entrez sur le ring en vous disant : “Qu’est ce que je ferai si jamais je perds le combat” vous n’avez aucune chance de gagner. On a failli gagner en 2007. On va recommencer. Donc, je n’examine pas cette hypothèse. 

    En 2007, j’ai voté Bayrou. En 2012, je n’ai plus la même détermination. En quoi le Bayrou de 2012 est-il meilleur que celui de 2007 ?

    FB - Le Bayrou de 2007, n’était pas un si mauvais candidat, puisque nous avons failli gagner ! Tout ce que j’avais dit s’est réalisé. J’avais prévu ce qui allait se passer sur les profits qui continueraient, sur la montée de la dette, etc. Comme le vin, je me suis peut-être bonifié. Je ne suis pas moins pugnace, mais peut être moins batailleur. Comme vous, les Français ont cru à la rupture promise par Sarkozy en 2007. Or, avant hier-soir, ils ont vu qu’aucun espoir nouveau n’est apparu. La France a besoin d’unité, pas d’affrontement droite-gauche. Le bateau a une brèche et, pendant ce temps, l’eau rentre et on nous inviterait à la bataille d’une moitié de l’équipage contre l’autre, c’est ridicule. 

    Sébastien Gaudin - Vous ne semblez pas en bénéficier dans les sondages…

    FB - Si vous écoutez les sondages, n’allez pas voter ! Deux candidats ont disparu en deux jours. Le paysage se simplifie. Il n’y a que trois candidats éligibles parmi ceux qui restent. Si les gens ont envie de mettre fin au règne de Sarkozy, il ne reste que Hollande et moi. 

    Catherine May - Quels sont vos secrets pour tenir ?

    FB - J’ai une bonne santé et un assez bon équilibre. Mon régime, c’est : des fruits, des fruits et des fruits. Pour l’équilibre psychique ou affectif, j’ai le bonheur d’avoir une famille et des amis géniaux. Ma tribu est la même depuis vingt-ans. Ils ont traversé avec moi toutes les difficultés et les déserts.