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  • Une double alternance

    29 JANVIER 2012

    François Bayrou était l'invité du "Grand Rendez-vous" Europe, Le Parisien / Aujourd'hui en France, iTELE, dimanche 29 janvier.

    "Les mesures annoncées dans les dernières semaines avant l'élection présidentielle ne seront pas appliquées", a déploré le candidat à la présidence de la République, soulignant notamment "le caractère trop faible" de la hausse de la TVA envisagée.

    "Cela n'est pas de cette manière qu'on gouverne la France", a-t-il dit, jugeant que cela donnait "une impression d'affolement et d'improvisation". "Gouverner, c'est prévoir. Il faut regarder le long terme, donner un cap", a-t-il ajouté.

    Nicolas Sarkozy "s'est trompé dans ses choix et ses attitudes contraires à ce qu'était l'attente du pays", a estimé le député des Pyrénées-Atlantiques, ajoutant "qu'il a servi des valeurs antagonistes avec les valeurs de notre pays".

    En rappelant qu'il avait toujours eu des "réserves" à l'égard de la TVA sociale, François Bayrou a estimé que "la solution n'est pas dans la focalisation sur le coût du travail". "Il faut chercher, innover, rebâtir un réseau de PME, commercialiser, relever l'image de la France", a-t-il lancé, prônant "une mobilisation du pays".

  • Pour une majorité pluraliste

    28 JANVIER 2012

    François Bayrou était l'invité de la rédaction de Mediapart, en direct sur internet, vendredi 27 janvier.

    "Il faut que la page se tourne sur cette présidence et sur le mode de gouvernance actuel. Au lieu d'être la représentation de l'intérêt général, le pouvoir est la représentation d'un clan. Nicolas Sarkozy a été l'illustration et le théoricien de cette dérive de gouvernance, à laquelle le Parti socialiste contribue lui aussi. J'ai proposé en 2009 un 'Parlement de l'alternance', pour que l'opposition débatte de ses différences. Les socialistes ont refusé et sont depuis revenus dans leur enfermement classique, avec une démarche politique inadaptée. Aujourd'hui est venu le temps de la reconstruction, en rappelant à l'ordre les deux partis aujourd'hui au pouvoir. Je suis convaincu que les Français vont imposer une équation de 2nd tour différente de celles des dernières années", a d'abord souligné le candidat à la présidence de la République. 

    "Les républicains doivent réfléchir à ce qu'ils ont en commun et travailler ensemble ! Il n'est pas question pour moi de gouverner seulement avec le Mouvement Démocrate. Ce serait une erreur d'avoir une majorité monolithique, nous avons besoin de regards différents ! Il faut au contraire une majorité pluraliste, choisie par les Français, sur un contrat extrêmement clair", a poursuivi François Bayrou. Pour lui, "le gouvernement doit exister vraiment, avoir une légitimité, cesser d'être l'ombre du président". 

    Au Parlement, cela se traduit par "une part de proportionnelle qui corrige le scrutin majoritaire. Je défends aussi que les élus aient pleinement leur liberté de vote".

  • Le retour de l'ORTF Bonne nuit les petits

    Celà ne dira rien aux plus jeunes. C'était le temps où la parole politique était simple.Le temps où l'élysée dictait sa loi aux médias.Le temps où Nicolas venait à 20 heures nous endormir.Heureusement tout a changé.Maintenant ce sont nos idées qui créent l'évenement et plus aucun politique ne se sert des médias.La semaine dernière  le PS  vendait aux télés ses images, ce soir c'est l'ump qui investit toutes les chaines pour faire passer la parole divine.En attendant ceux qui essaient d'amener une autre vision sont relégués aux brèves de comptoir. De la droite populaire,à la gauche citoyenne en passant par la démocratie sociale  ce sont ceux qui représentent près de 60% des intentions de votes qui ne sont pas entendus. 

  • Francois versus Francois

    Non il ne travaillera jamais avec Francois Bayrou. Tout le probleme est la.Le programme de Francois Hollande est coherent mais quand il aura ete amende pour seduire les electeurs du parti de gauche et des ecologistes il laissera la place a l ideologie.Nous pensons que la situation de crise que nous connaissons ne peut etre regle que par une vraie union nationale.Francois Bayrou a fait ce projet. Nous venons tous d'horizons differents pensee liberale democratie sociale sensibilte ecologique font parti de nos debats. Nous avons pourtant tous choisis le projet de Francois Bayrou

  • Comment parler de façon non partisane de la finance?

    Le Monde - François Hollande propose une loi bancaire, pour "séparer les activités de crédit des opérations spéculatives". Vous y êtes favorable. Pourquoi ?

    Jean Peyrelevade - Je suis favorable à cette réforme dans son principe. Mais il s'agit d'un sujet complexe, et techniquement délicat, qui nécessite de mener de longues études au préalable. Il n'est pas raisonnable d'annoncer une loi sous huit jours. Ni les États-Unis ni la Grande-Bretagne, qui ont engagé de telles réformes, n'ont procédé ainsi.

    Sur le fond, il faut établir une cloison étanche entre la banque de dépôt, qui finance l'économie réelle, et la banque de marchés. La banque de dépôt émet de la monnaie. C'est un bien public. Elle doit être protégée à ce titre d'éventuels risques systémiques et prendre des risques limités. Cela suppose de ne pas l'exposer à des activités de marché extrêmement volatiles.

    LM - Mais les banques arguent qu'une muraille de chine existe déjà. N'y a-t-il pas une dimension démagogique dans ce projet ?

    JP - Non. Il n'existe pas aujourd'hui de murailles de chine au sein des banques. L'argent des banques est totalement fongible. La seule séparation qui existe, et qui est imposée par le régulateur, concerne la gestion d'actifs. Cette activité est obligatoirement filialisée et répond à des règles de gouvernance précises. Ce n'est pas le cas des activités de marchés !

    La trésorerie des banques étant une et une seule, les risques que celles-ci peuvent être amenées à prendre impliquent aussi les dépôts. Prenons l'exemple d'une banque qui garantirait l'augmentation de capital d'une entreprise. La Bourse s'effondre et la banque subit d'importantes pertes sur l'opération. Eh bien, ces pertes affectent l'ensemble des comptes de la banque... C'est cette contagion qui me semble préoccupante.

    On reproche aux normes comptables d'induire de la volatilité dans les comptes. Mais c'est surtout le mélange de ces deux modèles d'activités qui fabrique de tels risques et de la volatilité.

    LM - Concrètement, quelles conséquences pour les banques ?

    JP - La première étape, simple, serait de filialiser l'activité de banque de marchés. J'ajoute qu'il ne s'agit dans mon esprit que de la seule banque de marchés. Le financement des grandes entreprises est du côté de la banque de dépôt.

    LM - Ne risque-t-on pas de fragiliser les banques ? Dans les bonnes années, la banque de marchés finance la banque de dépôt et inversement en période de krach...

    JP - C'est l'un des points qu'il faudrait éclaircir. Mais je pense qu'une banque à réseau gérée de façon prudente génèrera une rentabilité moyenne mais stable. Si on lui adjoint des activités de marchés, elle pourra gagner beaucoup d'argent les années fastes mais en perdre aussi beaucoup en période de crise. La perte est beaucoup plus dangereuse que le bénéfice n'est intéressant.

    LM - Vous avez présidé dix ans le Crédit Lyonnais. Pourquoi ne pas avoir fait cette séparation ?

    JP - Je m'étais posé la question de la filialisation de la banque de marchés, mais j'avais dû y renoncer pour une mauvaise raison. La banque de marchés toute seule, sans les liquidités de la banque de dépôts, aurait eu plus de mal à se financer. Il aurait fallu plusieurs années pour repenser le modèle économique.

    Il faut filialiser, s'assurer que la liquidité est là et ensuite, organiser, en coordination avec l'autorité de tutelle, une bonne régulation de ces activités. Car c'est également dans cette possibilité de mieux contrôler que réside l'intérêt de la filialisation.

    LM - Il y a une dimension "punition" dans la proposition de M. Hollande. La cautionnez-vous ?

    JP - Non. C'est absurde. Cela procède d'une vision schématique et racoleuse. L'effondrement de la finance mondiale trouve sa source outre-Atlantique, en 2008, dans les mauvais comportements des banques américaines et le déficit de régulation. En outre, la matière première de la finance, c'est la dette : en émettre, en souscrire, la placer.

    Quand il y a un excès de dette, alors cela donne une finance hypertrophiée. Il est de la responsabilité non pas des banques mais des emprunteurs, et notamment des États, de réduire l'endettement. Ce n'est pas la faute des banques si la Grèce s'est surendettée et si la France affiche depuis trente ans un déficit permanent de ses finances publiques.

    Il faut avoir à l'esprit que la banque de marchés est utile à l'économie lorsqu’elle est exercée pour le compte des clients. Elle sert par exemple à placer les émissions obligataires des entreprises. La frontière entre la bonne et la mauvaise finance passe à l'intérieur même de la banque de marchés.

    LM - Les réformes engagées aux États-Unis et en Grande-Bretagne ne se font-elles pas a minima ?

    JP - C'est le cas aux États-Unis, où il n'y aura pas de retour au Glass Steagall Act [loi de 1933 qui interdisait aux banques de dépôts d'être aussi des banques d'investissement, abrogée en 1999] mais où sera bientôt interdite la spéculation pour compte propre, l'activité la plus spéculative, pour toutes les banques régulées par la Réserve fédérale (Fed).

    En Grande-Bretagne, le projet est très différent. Les activités de dépôts et de marchés seront séparées mais à l'intérieur des groupes. Et il n'y aura pas d'interdiction de spéculer sur compte propre. Cette réforme sert les intérêts de la City.

    LM - Y a-t-il, selon vous, d'autres mesures à prendre pour "maîtriser" la finance ?

    JP - Nous n'aurons pas progressé si nous ne réduisons pas le surendettement de nos économies. Faire de la finance un adversaire ne saurait constituer un programme en soi. Il est impérieux de nous désendetter. La finance, et son poids dans l'économie mondiale, se réduiront en proportion. Et on pourra alors la réorganiser.

  • Dès à présent

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